Alexis Corbière

Étiquette : La France insoumise

Intervention dans l’hémicycle sur la loi sécurité globale

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Je suis intervenu tout à l’heure sur l’article 24 de la loi sécurité globale, interdisant la diffusion d’images de policiers sur les réseaux sociaux.

J’ai rappelé la position du groupe La France insoumise qui votera contre cet article, le jugeant liberticide, car proposant une limitation des droits des citoyens et de la liberté de la presse sera ainsi inscrite dans la loi.

Les policiers fiers de leur travail et de leur uniforme n’ont rien à craindre de manière générale dans la diffusion d’images et de leurs actions.

J’ai ensuite rappelé que’en limitant le droit de regard des citoyens, le gouvernement allait renforcer les soupçons et que là était le paradoxe de cet article : il produit une insécurité globale vis-à-vis de la police !

Intervention sur la loi SILT

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Je suis intervenu aujourd’hui sur les prolongations de la loi du 30 octobre 2017 renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, dite  » loi SILT « , et qui a introduit dans le droit commun, diverses mesures inspirées de la loi du 3 avril 1955 relative à l’état d’urgence.

J’ai expliqué que le groupe parlementaire La France insoumise était contre la prolongation de ces mesures mais, que je tenais à préciser que nous n’étions pas pour désarmer la police ! Bien au contraire, nous sommes pour le renforcement des moyens humains. J’estime nécessaire d’avoir un débat raisonné sur les techniques à utiliser contre le terrorisme.

Matinale Sud Radio

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J’étais l’invité de Patrick Roger et Cécile de Ménibus ce matin sur Sud Radio.

Nous avons commencé par la crise sanitaire covid 19 et le fait que, d’après de nombreux scientifiques notre pays aurait atteint le pic épidémique de cette 2ème vague. J’ai profité de cette occasion pour rappeler que, suite à la 1ère vague, aucune mesure réelle n’a été prise par le gouvernement, aucune planification n’a été mise en oeuvre, ce qui a eu pour conséquences une saturation rapide de nos hôpitaux. Cette crise s’est d’autant plus faite ressentir que nos systèmes d’éducation et de santé publiques ont été affaiblis ces dernières années par des politiques d’économies !

Ensuite, nous avons abordé le thème de la loi Sécurité Globale, qui sera débattue à partir de demain dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale. Cette loi, sous couvert de protéger les policiers, restreindra fortement (voire interdira) les libertés publiques et le droit pour les citoyens, mais aussi les journalistes, de filmer les policiers. Cette loi est aussi une gadgetisation de la surveillance de la société par l’utilisation de drones par exemple. J’ai aussi rappelé que ce dont ont besoin les policiers ce sont des moyens, matériels et humains afin de pouvoir représenter ce service public de qualité que doit être la police !

La loi interdit déjà de menacer un policier ! Diffuser des images de policiers qui font une faute professionnelle en frappant une personne à terre doit être possible. Ce sont des images qui ont prouvé que Cédric Chouviat était mort des suites de violences ! #GrandMatinSudRadio

A la fin de l’interview, j’ai rappelé que Jean-Luc Mélenchon avait atteint les 150 000 parrainages citoyens et qu’il était officiellement candidat à l’élection présidentielle. Pour toutes celles et ceux qui veulent d’ailleurs rejoindre la plateforme Nous Sommes Pour et soutenir ainsi Jean-Luc Mélenchon, vous pouvez le faire en cliquant simplement sur le lien suivant https://noussommespour.fr/

Matinale LCI

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Ce matin j’étais l’invité de Jean-Michel Apathie dans la matinale LCI.

L’interview a commencé sur les élections présidentielles des Etat-Unis d’Amérique et la possible défaite de Donald Trump. J’ai de nouveau exprimé mon souhait de voir Joe Biden gagner cette élection tout en rappelant qu’il ne représentait pas la gauche telle que je la conçois et que, au départ, je me sens beaucoup plus proche des idées de Bernie Sanders, malheureusement éliminé lors des primaires démocrates.

Ensuite, il a été question, pour une grande partie de l’interview, de la gestion de la crise covid par le gouvernement. J’ai rappelé que le Président Macron et son gouvernement n’ont absolument pas planifié la sortie du 1er confinement ni, la possible arrivée d’une 2ème vague, dont nous subissons actuellement les conséquences. La France insoumise a proposé un plan de déconfinement, aucune de nos propositions n’a été retenue par la majorité !

Ce chaos généralisé, notamment la situation hospitalière, est dû à l’affaiblissement progressif de notre système public de santé ! Les personnels hospitaliers dans les urgences, étaient déjà en grève avant le covid, le gouvernement les a méprisé ! #LaMatinaleLCI #CriseSanitaire

Par la suite j’ai expliqué qu’avec cette crise sanitaire et sociale, l’autoritarisme du pouvoir était exacerbé. J’ai pris pour exemple le conseil de défense et sécurité, qui est un comité restreint qui prend toutes les décisions sur la gestion de la crise. Or, c’est finalement une sorte de boîte noire, dont aucune discussion ne filtre !

Les plans de deconfinement scolaires dont le ministre Blanquer avait annoncé qu’ils étaient prêts, finalement ne l’étaient pas ! Les organisations syndicales et les enseignants ne cessaient de le répéter ! #LaMatinaleLCI

Enfin, l’interview s’est terminée par une question sur une possible candidature de Jean-Luc Mélenchon aux élections présidentielles de 2022. Bien entendu, je suis favorable à sa candidature ! J’estime que Jean-Luc Mélenchon est, à l’heure actuelle, le plus à même de porter les couleurs de La France insoumise, ainsi que notre programme, l’Avenir En Commun.

RMC : Appoline Matin

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J’étais aujourd’hui l’invité d’Appoline de Malherbe ce matin sur RMC Infos pour réagir aux propos du Ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin sur les rayons halal et casher dans les supermarchés, qu’il trouvait choquants. Le Ministre a aussi estimé que le capitalisme avait une responsabilité dans le communautarisme.

J’ai donc rappelé que le capitalisme faisait du business avec tout, que là était la réalité. J’ai cité par exemple, le capitalisme français qui continue la vente d’armes à l’Arabie Saoudite alors que ce pays fait la guerre au Yémen. Or, à l’inverse de La France insoumise, M. #Darmanin refuse-t-il ce type de capitalisme avec les dictatures ? Apparemment non !

J’ai par la suite dénoncer les propos de M. Darmanin sur les rayons halal et casher dans les supermarchés. Il n’y a absolument aucun lien imaginable à faire entre l’assassinat d’un enseignant d’Histoire-Géo par un jeune Tchétchène et le fait que des grandes surfaces proposent des rayons de nourriture halal ! La nourriture peut aussi être un vecteur de partage !

Que veut dire Gérald Darmanin sur les rayons hallal ou casher ? Le ministre de l’intérieur pense-t’il vraiment qu’il y a un lien entre l’assassinat d’un enseignant et les rayons hallal et casher dans les magasins ?! Le ministre doit agir et non s’agiter !

Enfin, j’ai rappelé que le problème majeur dans la lutte contre le terrorisme islamiste était le manque de moyens au sein des services de renseignement et dans la police. Pour exemple, le système Pharos ne fonctionne qu’avec 28 fonctionnaires. Le Ministre de l’Intérieur Darmanin annonce des créations de postes dans les services de renseignements suite à l’assassinat. Pourquoi cela n’a-t’il pas été fait avant ? Nous l’avons déjà demandé à plusieurs reprises !

La laïcité, il faut le rappeler, garantit la liberté de conscience et donc la liberté de culte. C’est aussi pas de financement public des religions ! #ApollineMatin

Séparatismes : « Le macronisme nous fait courir le risque d’accélerer “l’archipélisation” d’un pays toujours plus divisé »

Séparatismes : « Le macronisme nous fait courir le risque d’accélerer “l’archipélisation” d’un pays toujours plus divisé » Featured

Le député La France Insoumise (LFI) Alexis Corbière critique, dans une tribune au « Monde », le projet de loi « contre les séparatismes », qu’il juge inefficace et dont il estime les « conséquences délétères » pour les millions de musulmans en France.

L’attaque contre les anciens locaux de Charlie Hebdo et ses deux victimes nous rappellent cruellement que la lutte contre le fanatisme religieux et l’islamisme radical ne doit jamais être relâchée. Le président de la République a jusqu’ici choisi de réserver sa parole mais il prononcera vendredi 2 octobre un discours sur le « séparatisme » et une loi sera présentée dans la foulée.

On s’étonnera, quand une partie de la majorité crie à l’urgence d’agir, que cette loi ne soit ensuite débattue à l’Assemblée nationale qu’à la fin de 2021. Mais les mêmes approuveront un calendrier qui leur permettra de faire traîner le débat pour occuper plus longtemps l’espace médiatique.

Qu’est-ce que ce « séparatisme » ? Pour Emmanuel Macron, « la volonté de ne pas vivre ensemble, de ne plus être dans la République, et au nom d’une religion, l’islam, en la dévoyant ». Pour le ministre de l’intérieur, « les “principaux séparatistes” en France sont les islamistes radicaux » et notamment «ceux qui pratiquent la taqiya, c’est-à-dire la dissimulation : qui par l’islam politique, qui par une sorte d’entrisme qui ne dit pas son nom, essaient de changer la vie de nos concitoyens et d’imposer leurs vues».

Comment démontrer la fourberie condamnable ?

Contre le risque terroriste en général, et celui de l’islamisme radical en particulier, pas moins de 28 lois ont été adoptées depuis 30 ans pour renforcer l’arsenal répressif. Chaque fois, l’objectif affiché était de développer le renseignement, de surveiller les lieux de culte, les associations, les clubs sportifs, de repérer les pôles de radicalisation, de développer des veilles numériques sophistiquées pour cibler les individus qui pourraient passer à l’acte, etc.

Cet attirail législatif, critiquable sur beaucoup de points, a peut-être pu éviter des attentats – ce dont il faut se féliciter – mais c’est souvent l’insuffisance de moyens humains qualifiés qui a empêché que les terroristes soient repérés et neutralisés avant qu’ils passent à l’action. Mais, le projet de loi « séparatisme » entend agir sur un autre terrain.

Même si nous en ignorons actuellement les détails, plusieurs déclarations publiques de ses artisans autorisent déjà quelques réflexions. Il s’agirait donc de lutter contre la dissimulation. Toute conscience républicaine, attachée au droit, mesure la difficulté. Comment juger non des actes mais des intentions dissimulées ? Comment démontrer la fourberie condamnable ? Comment ne pas sombrer dans le délit d’intention ? Qui ne comprend pas le risque d’une prochaine « loi des suspects » ?

Le thème d’une impuissance de l’Etat

Le gouvernement veut agir contre ceux qui « veulent imposer leur vue » à d’autres, on imagine par la contrainte ou la manipulation mentale. Disons-le plus simplement : contre le fanatisme religieux et les pratiques sectaires, en particulier celles issues de l’islam. Mais alors, pourquoi réduit-il si drastiquement les moyens de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) qui est aujourd’hui menacée de disparition ?

Les promoteurs ministériels du futur projet de loi agitent le thème d’une impuissance de l’Etat face aux pratiques obscurantistes d’écoles musulmanes hors contrat. Mais la loi Gatel de 2018, dont se félicitait il y a peu de temps encore le ministre de l’éducation nationale, ne permet-elle pas précisément de les fermer ?

Pourquoi aussi sous-entendre que l’on ne peut pas fermer des lieux de culte, alors que 15 au moins l’ont été ces trois dernières années, dont une majorité n’était d’ailleurs pas musulmane ? La grande loi laïque de 1905, qui reste d’une brûlante actualité, ne contient-elle pas déjà de rigoureuses dispositions en matière de police des cultes ?

Pour une égalité de traitement

Faut-il rappeler au passage qu’elle est d’ailleurs régulièrement malmenée par les gouvernement successifs et qu’en raison du Concordat, elle ne s’applique toujours pas sur l’ensemble du territoire national ? Concernant le contrôle des flux de financements étrangers douteux de certains lieux de culte, possiblement liés à des réseaux terroristes, pourquoi ne pas rappeler que c’est précisément la mission de Tracfin depuis 1990 ?

Est-il bien sérieux de vouloir légiférer parce que dans certains clubs sportifs on ne se doucherait plus tout nu, mais trop souvent, aux yeux du ministre de l’intérieur, avec un maillot ? Est-il crédible de dénoncer la non-mixité d’une poignée de clubs sportifs de Seine Saint-Denis, quand on finance avec l’argent public des écoles privés catholiques sous contrat qui font de la non-mixité un projet pédagogique pour les enfants de la bonne bourgeoisie des Hauts-de-Seine ? Qui, d’ailleurs, dénoncera les clubs privés sélects de l’oligarchie française où, à quelques mètres des Champs Elysées, les femmes sont encore interdites ? Ce qui préoccupe dans le 93 doit-il être toléré dans les beaux quartiers de la capitale ?

Enfin, si nous sommes tous d’accord pour dénoncer que des médecins délivrent d’abjects certificats de virginité, est-il possible de savoir combien sont attribués chaque année et si cette pratique détestable est en augmentation ou en voie de disparition ?

Un risque d’accélerer « l’archipélisation »

Qu’attend le gouvernement pour publier le bilan des Cellules départementales contre l’islamisme et le repli communautaire (CLIR) présentes dans 83 départements ? Est-il possible d’avoir, sur ces sujets, un débat sérieux et rationnel basé sur des faits, des chiffres et des études partagées plutôt que le spectacle et le « buzz » de ministres à la recherche permanente du sensationnalisme, sur le dos de toujours les mêmes personnes : nos concitoyens de confession musulmane vivant dans les quartiers populaires.

Cette stratégie gouvernementale qui encourage la défiance de masse est irresponsable. Notre pays n’a pas besoin d’une loi des suspects sans efficacité concrète contre l’islamisme radical et les fanatiques meurtriers, mais aux conséquences délétères pour plusieurs millions de nos concitoyens, lassés d’être les victimes d’une vindicte confuse et malsaine.

En agitant la société sur des sujets ultra minoritaires qui développent une suspicion majoritaire, le macronisme nous fait courir le risque d’accélerer « l’archipélisation » d’un pays toujours plus divisé.

Le creusement des inégalités, de la précarité, la dégradation de l’école, de l’hôpital et de tous les services publics, le Covid et ses terribles conséquences sanitaires et sociales, la crise démocratique qu’atteste une abstention de plus en plus forte, tous les maux qui ravagent nos départements populaires et en particulier la Seine Saint-Denis ne suffisent-ils pas ?

A contrario, qui ne voit pas prospérer le « séparatisme » des riches, de moins en moins liés au reste de la collectivité nationale, refusant la mixité sociale, vivant dans l’entre-soi confortable de leurs quartiers fermés, de leurs villégiatures de luxe et de leurs très chères écoles ou cliniques privées ?

Le remède aux ferments de l’éclatement social ne peut consister dans la gesticulation politicienne contre un « séparatisme » aux contours aussi flous. La République ne peut être confondue avec une politique du soupçon.

Ma tribune dans Le Monde

Matinale LCI

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Aujourd’hui, j’étais l’invité d’Elizabeth Martichoux dans sa matinale LCI. Nous avons pu revenir sur les grands thèmes d’actualité du moment, à commencer par les annonces du Ministre de la Santé, Olivier Véran, quant à la crise covid.

Nous avons débuté avec les seuils des territoires situés en zone rouge, dans lesquels les restrictions seront désormais plus importantes, comme par exemple à Marseille, où les bars et les restaurants devront fermer à partir de lundi prochain. J’ai rappelé que Jean-Luc Mélenchon avait été raillé lorsqu’il avait exprimé sa crainte d’une 2ème vague. Or, il apparaît que l’hôpital public commence de nouveau à être sous tension. Après avoir été malmené par des politiques visant à faire des économies sur son dos, il devient urgent de réouvrir des lits, recruter des soignants et retrouver notre capacité de production de matériel médical. La planification est nécessaire !

La situation tendue dans les hôpitaux publics lors de cette crise COVID19 est la caisse de résonance des mauvais coups portés à l’hôpital public par les gouvernements précédents et le gouvernement Macron ! Ne l’oublions pas !

Par la suite, j’ai été interpellé sur le sujet du séparatisme et notamment ce fameux projet de loi que le gouvernement doit présenter en décembre. J’ai expliqué que nous devions avant tout défendre la loi de 1905 et notamment ses deux premiers articles qui consacrent la liberté de culte et garantissent que la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.

Je suis pour être ferme vis-à-vis de tous les fanatiques religieux, dont les islamistes, par contre je ne suis pas pour créer un climat de suspicion generalisee. La formulation de séparatisme ne veut rien dire.

La loi permet déjà le contrôle et la fermeture de certaines écoles soupçonnées de dérives sectaires. Il faut en revanche pouvoir appliquer ces lois donc recruter des personnels pour réaliser ces contrôles ! Des moyens doivent être donnés au service public. De plus, j’estime que Gérald Darmanin doit expliquer quel est le problème de manière précise, qu’il nous donne des chiffres pour avoir un débat rationnel !