Alexis Corbière

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RMC : Appoline Matin

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J’étais aujourd’hui l’invité d’Appoline de Malherbe ce matin sur RMC Infos pour réagir aux propos du Ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin sur les rayons halal et casher dans les supermarchés, qu’il trouvait choquants. Le Ministre a aussi estimé que le capitalisme avait une responsabilité dans le communautarisme.

J’ai donc rappelé que le capitalisme faisait du business avec tout, que là était la réalité. J’ai cité par exemple, le capitalisme français qui continue la vente d’armes à l’Arabie Saoudite alors que ce pays fait la guerre au Yémen. Or, à l’inverse de La France insoumise, M. #Darmanin refuse-t-il ce type de capitalisme avec les dictatures ? Apparemment non !

J’ai par la suite dénoncer les propos de M. Darmanin sur les rayons halal et casher dans les supermarchés. Il n’y a absolument aucun lien imaginable à faire entre l’assassinat d’un enseignant d’Histoire-Géo par un jeune Tchétchène et le fait que des grandes surfaces proposent des rayons de nourriture halal ! La nourriture peut aussi être un vecteur de partage !

Que veut dire Gérald Darmanin sur les rayons hallal ou casher ? Le ministre de l’intérieur pense-t’il vraiment qu’il y a un lien entre l’assassinat d’un enseignant et les rayons hallal et casher dans les magasins ?! Le ministre doit agir et non s’agiter !

Enfin, j’ai rappelé que le problème majeur dans la lutte contre le terrorisme islamiste était le manque de moyens au sein des services de renseignement et dans la police. Pour exemple, le système Pharos ne fonctionne qu’avec 28 fonctionnaires. Le Ministre de l’Intérieur Darmanin annonce des créations de postes dans les services de renseignements suite à l’assassinat. Pourquoi cela n’a-t’il pas été fait avant ? Nous l’avons déjà demandé à plusieurs reprises !

La laïcité, il faut le rappeler, garantit la liberté de conscience et donc la liberté de culte. C’est aussi pas de financement public des religions ! #ApollineMatin

Gérald Darmanin et l’«islamo-gauchisme», qualificatif usé jusqu’à la corde !

Gérald Darmanin et l’«islamo-gauchisme», qualificatif usé jusqu’à la corde ! Featured

A l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur a accusé La France insoumise d’être aveugle à l’islamisme. Il doit cesser cette musique dangereuse qui travestit en suspects tous les concitoyens musulmans et se préoccuper des fractures sociales que le gouvernement aggrave.

Un député de l’opposition a l’habitude que les ministres esquivent ses questions et se réfugient dans la polémique quand ils sont mis en difficulté. Je ne veux cependant pas banaliser la réponse que le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin m’a faite mardi 6 octobre à propos du récent discours du président de la République sur le «séparatisme» «Dans votre circonscription, vous le savez fort bien, […] la situation monsieur le député est extrêmement grave et je ne m’excuse pas qu’un parti comme le vôtre, qui a dénoncé pendant longtemps l’opium du peuple, en soit désormais lié avec un islamo-gauchisme qui détruit la République. Voilà la réalité monsieur Corbière !»

Je serai donc aveugle devant le séparatisme dans ma circonscription de Montreuil et Bagnolet. Je mets pourtant au défi M. le ministre de l’Intérieur d’énoncer les faits qui justifient qu’il parle d’une «situation extrêmement grave». Non seulement depuis 2017 et mon élection comme député, personne n’a jamais avancé cette thèse, ni M. le préfet de Seine-Saint-Denis, ni les commissaires de police de ma circonscription. Mais au contraire, ces derniers ont généralement répondu à mes questions que, fort heureusement, il n’existait pas de faits significatifs dans cette partie du département. De quoi parle donc le ministre de l’Intérieur ?

Mesure-t-il, dans sa grande légèreté, le mépris qu’il témoigne pour les habitants de Montreuil et Bagnolet, devenus «un corps électoral» passivement complice d’opposants à la République ? Quant à moi, je fermerais les yeux pour des raisons électoralistes et clientélistes ? Le militant républicain et laïque que je suis ne peut tolérer aucune de ces attaques.

Progression de la pauvreté

Car, oui, depuis trois ans, je ne cesse d’interpeller le gouvernement sur les véritables «faits graves» qui se passent dans ma circonscription : la progression de la pauvreté, le recul de l’accès aux soins, les logements insalubres, le développement du trafic de drogue, les violences faites aux femmes, les écoles publiques qui manquent de moyens, l’absence de commissariat à Bagnolet, le nombre insuffisant de policiers, choses qui devraient préoccuper au premier chef le ministre de l’Intérieur mais que la politique du gouvernement auquel il appartient aggrave !

La charge du ministre de l’Intérieur est accompagnée d’un autre qualificatif : «Islamo-gauchiste.» Me le voilà donc collé sur le front, le stigmate à la mode, pris à Madame Le Pen, repris par la droite, puis par le pitoyable Manuel Valls ou quelques responsables, hélas, du PS à la dérive, et maintenant, usé jusqu’à la corde, par le gouvernement LREM.

J’informe M. Darmanin et sa meute d’insulteurs en cadence, que je ne suis ni islamiste – dois-je vraiment le prouver ? – ni gauchiste. Je rappelle au passage que ce dernier terme, popularisé par Lénine en 1920, désigne une «maladie infantile du communisme» qui menace ceux qui refusent le parlementarisme. Accusation un peu comique donc, un siècle plus tard, contre un député qui ne revendique que davantage de droits pour le Parlement !

Discours obsédant

S’indigner que l’on tire au fusil sur une mosquée et des fidèles, défendre une laïcité qui ne soit pas à géométrie variable, considérer que les lois actuelles permettent déjà de lutter contre la progression du fanatisme religieux mais que les services de l’Etat manquent de personnels et de moyens pour remplir cette mission, affirmer que l’affaiblissement de la République sociale et des services publics est le terreau de l’islamisme, s’opposer au discours obsédant venu de l’extrême droite contre les musulmans, ce serait donc là être «islamo-gauchiste» ?

Le ministre Darmanin doit cesser cette musique dangereuse qui travestit en suspects tous nos concitoyens musulmans, ou supposés l’être. Ils ne réclament pourtant qu’une chose, vivre en paix et en République sans être confondus avec les islamistes meurtriers qui ont endeuillé trop de fois notre pays.

Il est temps d’en finir avec ces propos détestables et infamants, au nom de la concorde nationale ou, c’est la même chose, de l’idéal de laïcité.

Ma tribune dans Libération

Séparatismes : « Le macronisme nous fait courir le risque d’accélerer “l’archipélisation” d’un pays toujours plus divisé »

Séparatismes : « Le macronisme nous fait courir le risque d’accélerer “l’archipélisation” d’un pays toujours plus divisé » Featured

Le député La France Insoumise (LFI) Alexis Corbière critique, dans une tribune au « Monde », le projet de loi « contre les séparatismes », qu’il juge inefficace et dont il estime les « conséquences délétères » pour les millions de musulmans en France.

L’attaque contre les anciens locaux de Charlie Hebdo et ses deux victimes nous rappellent cruellement que la lutte contre le fanatisme religieux et l’islamisme radical ne doit jamais être relâchée. Le président de la République a jusqu’ici choisi de réserver sa parole mais il prononcera vendredi 2 octobre un discours sur le « séparatisme » et une loi sera présentée dans la foulée.

On s’étonnera, quand une partie de la majorité crie à l’urgence d’agir, que cette loi ne soit ensuite débattue à l’Assemblée nationale qu’à la fin de 2021. Mais les mêmes approuveront un calendrier qui leur permettra de faire traîner le débat pour occuper plus longtemps l’espace médiatique.

Qu’est-ce que ce « séparatisme » ? Pour Emmanuel Macron, « la volonté de ne pas vivre ensemble, de ne plus être dans la République, et au nom d’une religion, l’islam, en la dévoyant ». Pour le ministre de l’intérieur, « les “principaux séparatistes” en France sont les islamistes radicaux » et notamment «ceux qui pratiquent la taqiya, c’est-à-dire la dissimulation : qui par l’islam politique, qui par une sorte d’entrisme qui ne dit pas son nom, essaient de changer la vie de nos concitoyens et d’imposer leurs vues».

Comment démontrer la fourberie condamnable ?

Contre le risque terroriste en général, et celui de l’islamisme radical en particulier, pas moins de 28 lois ont été adoptées depuis 30 ans pour renforcer l’arsenal répressif. Chaque fois, l’objectif affiché était de développer le renseignement, de surveiller les lieux de culte, les associations, les clubs sportifs, de repérer les pôles de radicalisation, de développer des veilles numériques sophistiquées pour cibler les individus qui pourraient passer à l’acte, etc.

Cet attirail législatif, critiquable sur beaucoup de points, a peut-être pu éviter des attentats – ce dont il faut se féliciter – mais c’est souvent l’insuffisance de moyens humains qualifiés qui a empêché que les terroristes soient repérés et neutralisés avant qu’ils passent à l’action. Mais, le projet de loi « séparatisme » entend agir sur un autre terrain.

Même si nous en ignorons actuellement les détails, plusieurs déclarations publiques de ses artisans autorisent déjà quelques réflexions. Il s’agirait donc de lutter contre la dissimulation. Toute conscience républicaine, attachée au droit, mesure la difficulté. Comment juger non des actes mais des intentions dissimulées ? Comment démontrer la fourberie condamnable ? Comment ne pas sombrer dans le délit d’intention ? Qui ne comprend pas le risque d’une prochaine « loi des suspects » ?

Le thème d’une impuissance de l’Etat

Le gouvernement veut agir contre ceux qui « veulent imposer leur vue » à d’autres, on imagine par la contrainte ou la manipulation mentale. Disons-le plus simplement : contre le fanatisme religieux et les pratiques sectaires, en particulier celles issues de l’islam. Mais alors, pourquoi réduit-il si drastiquement les moyens de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) qui est aujourd’hui menacée de disparition ?

Les promoteurs ministériels du futur projet de loi agitent le thème d’une impuissance de l’Etat face aux pratiques obscurantistes d’écoles musulmanes hors contrat. Mais la loi Gatel de 2018, dont se félicitait il y a peu de temps encore le ministre de l’éducation nationale, ne permet-elle pas précisément de les fermer ?

Pourquoi aussi sous-entendre que l’on ne peut pas fermer des lieux de culte, alors que 15 au moins l’ont été ces trois dernières années, dont une majorité n’était d’ailleurs pas musulmane ? La grande loi laïque de 1905, qui reste d’une brûlante actualité, ne contient-elle pas déjà de rigoureuses dispositions en matière de police des cultes ?

Pour une égalité de traitement

Faut-il rappeler au passage qu’elle est d’ailleurs régulièrement malmenée par les gouvernement successifs et qu’en raison du Concordat, elle ne s’applique toujours pas sur l’ensemble du territoire national ? Concernant le contrôle des flux de financements étrangers douteux de certains lieux de culte, possiblement liés à des réseaux terroristes, pourquoi ne pas rappeler que c’est précisément la mission de Tracfin depuis 1990 ?

Est-il bien sérieux de vouloir légiférer parce que dans certains clubs sportifs on ne se doucherait plus tout nu, mais trop souvent, aux yeux du ministre de l’intérieur, avec un maillot ? Est-il crédible de dénoncer la non-mixité d’une poignée de clubs sportifs de Seine Saint-Denis, quand on finance avec l’argent public des écoles privés catholiques sous contrat qui font de la non-mixité un projet pédagogique pour les enfants de la bonne bourgeoisie des Hauts-de-Seine ? Qui, d’ailleurs, dénoncera les clubs privés sélects de l’oligarchie française où, à quelques mètres des Champs Elysées, les femmes sont encore interdites ? Ce qui préoccupe dans le 93 doit-il être toléré dans les beaux quartiers de la capitale ?

Enfin, si nous sommes tous d’accord pour dénoncer que des médecins délivrent d’abjects certificats de virginité, est-il possible de savoir combien sont attribués chaque année et si cette pratique détestable est en augmentation ou en voie de disparition ?

Un risque d’accélerer « l’archipélisation »

Qu’attend le gouvernement pour publier le bilan des Cellules départementales contre l’islamisme et le repli communautaire (CLIR) présentes dans 83 départements ? Est-il possible d’avoir, sur ces sujets, un débat sérieux et rationnel basé sur des faits, des chiffres et des études partagées plutôt que le spectacle et le « buzz » de ministres à la recherche permanente du sensationnalisme, sur le dos de toujours les mêmes personnes : nos concitoyens de confession musulmane vivant dans les quartiers populaires.

Cette stratégie gouvernementale qui encourage la défiance de masse est irresponsable. Notre pays n’a pas besoin d’une loi des suspects sans efficacité concrète contre l’islamisme radical et les fanatiques meurtriers, mais aux conséquences délétères pour plusieurs millions de nos concitoyens, lassés d’être les victimes d’une vindicte confuse et malsaine.

En agitant la société sur des sujets ultra minoritaires qui développent une suspicion majoritaire, le macronisme nous fait courir le risque d’accélerer « l’archipélisation » d’un pays toujours plus divisé.

Le creusement des inégalités, de la précarité, la dégradation de l’école, de l’hôpital et de tous les services publics, le Covid et ses terribles conséquences sanitaires et sociales, la crise démocratique qu’atteste une abstention de plus en plus forte, tous les maux qui ravagent nos départements populaires et en particulier la Seine Saint-Denis ne suffisent-ils pas ?

A contrario, qui ne voit pas prospérer le « séparatisme » des riches, de moins en moins liés au reste de la collectivité nationale, refusant la mixité sociale, vivant dans l’entre-soi confortable de leurs quartiers fermés, de leurs villégiatures de luxe et de leurs très chères écoles ou cliniques privées ?

Le remède aux ferments de l’éclatement social ne peut consister dans la gesticulation politicienne contre un « séparatisme » aux contours aussi flous. La République ne peut être confondue avec une politique du soupçon.

Ma tribune dans Le Monde

Matinale LCI

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Aujourd’hui, j’étais l’invité d’Elizabeth Martichoux dans sa matinale LCI. Nous avons pu revenir sur les grands thèmes d’actualité du moment, à commencer par les annonces du Ministre de la Santé, Olivier Véran, quant à la crise covid.

Nous avons débuté avec les seuils des territoires situés en zone rouge, dans lesquels les restrictions seront désormais plus importantes, comme par exemple à Marseille, où les bars et les restaurants devront fermer à partir de lundi prochain. J’ai rappelé que Jean-Luc Mélenchon avait été raillé lorsqu’il avait exprimé sa crainte d’une 2ème vague. Or, il apparaît que l’hôpital public commence de nouveau à être sous tension. Après avoir été malmené par des politiques visant à faire des économies sur son dos, il devient urgent de réouvrir des lits, recruter des soignants et retrouver notre capacité de production de matériel médical. La planification est nécessaire !

La situation tendue dans les hôpitaux publics lors de cette crise COVID19 est la caisse de résonance des mauvais coups portés à l’hôpital public par les gouvernements précédents et le gouvernement Macron ! Ne l’oublions pas !

Par la suite, j’ai été interpellé sur le sujet du séparatisme et notamment ce fameux projet de loi que le gouvernement doit présenter en décembre. J’ai expliqué que nous devions avant tout défendre la loi de 1905 et notamment ses deux premiers articles qui consacrent la liberté de culte et garantissent que la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.

Je suis pour être ferme vis-à-vis de tous les fanatiques religieux, dont les islamistes, par contre je ne suis pas pour créer un climat de suspicion generalisee. La formulation de séparatisme ne veut rien dire.

La loi permet déjà le contrôle et la fermeture de certaines écoles soupçonnées de dérives sectaires. Il faut en revanche pouvoir appliquer ces lois donc recruter des personnels pour réaliser ces contrôles ! Des moyens doivent être donnés au service public. De plus, j’estime que Gérald Darmanin doit expliquer quel est le problème de manière précise, qu’il nous donne des chiffres pour avoir un débat rationnel !

Matinale France Info

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J’étais ce matin l’invité de Marc Fauvelle et Salhia Brakhlia dans leur matinale sur France Info TV et Radio pour parler de la rentrée spéciale qui vient de se dérouler du fait de la covid-19, de la Seine-Saint-Denis et de la situation politique.

J’ai d’abord rappelé que, concernant la crise covid-19, avec mes camarades de la France insoumise, nous réclamons deux choses depuis plusieurs mois : la gratuité des masques est plus que jamais nécessaire, ainsi que l’augmentation de la capacité des tests. »

En Seine-Saint-Denis, le taux de positivité est plus élevé que la moyenne nationale, or, ce département a déjà beaucoup souffert pendant la première vague du fait que de nombreuses personnes soient notamment des travailleurs précaires et bien souvent en première ligne et dans l’impossibilité d’avoir recours au télétravail.

« En parallèle, à Bagnolet et Montreuil, le rectorat continue de fermer des classes : ce sont 7 qui ont été fermées à cette rentrée. Je le dis solennellement, M. Blanquer ne fermez pas de classes et notamment en Seine-Saint-Denis ! »

Sur la France insoumise et la possible candidature de Jean-Luc Mélenchon en 2022, j’ai ensuite expliqué que les 2 mois prochains seront un temps de discussion au sein du mouvement mais aussi avec d’autres forces politiques afin que Jean-Luc prenne sa décision. Mélenchon possède un rayonnement qui permet d’agréger les personnes autour de notre programme et il est connu au sein des quartiers populaires.

« Pas de divisions artificielles et pas d’union superficielle. » Voilà ma ligne en ce qui concerne les discussions avec d’autres forces politiques. C’est une question d’efficacité. »

Enfin, sur la question du projet de loi sur le séparatisme du gouvernement, j’ai répété que seule la loi de 1905 devait être notre ligne : elle garantit la liberté de culte, la liberté de conscience mais elle interdit aussi que de l’argent public soit destiné aux associations cultuelles.

Interpellations du Ministre Julien Denormandie sur le logement, en période d’état d’urgence sanitaire

Interpellations du Ministre Julien Denormandie sur le logement, en période d’état d’urgence sanitaire Featured

J’ai interpellé tout à l’heure, dans l’hémicycle, le Ministre délégué au logement, Julien Denormandie. Ma première question était sur la situation dramatique dans laquelle se retrouvent des milliers de personnes, au niveau de l’hébergement, du fait de la crise covid 19.

En effet, ne pouvant plus payer leur loyer, beaucoup ont été herbergées dans des lieux d’accueil d’urgence. Or le terrain, malgré un état d’urgence sanitaire décrété, les services de l’Etat continuent de fermer de nombreux lieux d’accueil et de couper les crédits les uns après les autres.

« Le scandale de ces mises à la rue doit se terminer ! »

Ainsi, des personnes ayant réussi à obtenir une place en hébergement d’urgence sont rejetées et se retrouvent de nouveau à la rue. L’Etat doit mettre à l’abri sa population et notamment les plus fragiles !

Lors de ma deuxième intervention, j’ai interpellé le gouvernement sur la création d’une aide de l’Etat pour permettre aux locataires de continuer à pouvoir payer leur loyer et donc, d’éviter une explosion des expulsions.

« Lorsque se loger devient un luxe, ce n’est plus un droit. »

J’ai demandé à ce qu’un fonds national soit mis en place puis abondé, afin d’aider les locataires en difficulté. Se loger décemment doit être garanti par l’Etat, comme l’accès à l’eau ou aux soins, à tous les citoyens !

Assemblée Nationale : question sur la réforme de l’assurance chômage

Assemblée Nationale : question sur la réforme de l’assurance chômage Featured

J’ai interpellé la Ministre du Travail sur sa réforme de l’assurance chômage, qui mettra en péril la vie de centaines de milliers de chômeurs, dans un moment de grave crise économique et sociale. J’ai notamment demandé la mise en place d’une année blanche pour les personnes sans emploi et j’ai rappelé que La France insoumise demandait le retrait total de cette réforme.

« Macron déclarait hier que la France allait « souffrir niveau emploi » mais vous maintenez une réforme de l’assurance chômage qui va réduire les droits des chômeurs en pleine crise sociale ! »

Assemblée Nationale : question sur les mesures sociales urgentes suite à la crise covid 19

Assemblée Nationale : question sur les mesures sociales urgentes suite à la crise covid 19 Featured

J’ai interrogé le gouvernement afin de savoir quelles mesures d’urgence sociale il prévoyait de mettre en place pour faire face à la crise du covid 19, et plus particulièrement sur un territoire concentrant déjà de nombreuses inégalités, la Seine-Saint-Denis.

« La crise sanitaire COVID19 a engendré une crise sociale dévastatrice. Et, comme toujours, les inégalités s’en trouvent aggravées : si certains s’en sortent sans fracas, d’autres paient le prix fort. »

Emission Audrey and Co sur LCI

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J’étais ce matin l’invité d’Audrey Crespo-Mara dans son émission Audrey and Co sur LCI pour parler du plan pour l’hôpital annoncé par Olivier Véran et de la crise sociale qui s’annonce, suite à la crise sanitaire du coronavirus.

J’ai d’abord rappelé que le gouvernement voit désormais les conséquences ses choix économiques et des coupes budgétaires envers l’hôpital : elles ont considérablement affaibli notre service public de la santé.

« En tant que républicain, je suis pour l’impôt, pas la charité. Instaurer de nouveau l’ISF permettrait de récupérer 3 milliards de plus par an pour les caisses de l’Etat, ce n’est pas rien ! »

J’ai ensuite expliqué qu’il fallait relocaliser l’économie et proposer un tissu réel du système de production en France afin d’être indépendants. Cette crise du coronavirus a révélé la trop grande dépendance de notre pays vis-à-vis de l’Inde par exemple, dans la production de médicaments.

Enfin, le pays, qui se trouvait déjà dans un bouillonnement social, pourrait voir de nouveau de grandes mobilisations. En effet, le sentiment d’inégalité qui existait avant la crise COVID19 est encore présent et a même été exacerbé.

« Macron a été élu dans un rejet de Marine Le Pen : il n’a jamais eu d’adhésion majoritaire. Sa politique vient de se heurter à la réalité : c’est une politique qui coûte cher socialement à la France ! »

Motion de rejet PPL Cyberhaine

Motion de rejet PPL Cyberhaine Featured

Je suis intervenu ce jour dans l’hémicycle pour exprimer la position du groupe La France insoumise quant à la Proposition de Loi Cyberhaine, de la députée LREM Laeticia Avia.

J’estime qu’il n’y a pas urgence à faire voter cette loi ! Du fait de la crise COVID19, sociale et sanitaire actuelle, la véritable urgence est ailleurs. Cet empressement de la part de LREM est révélateur de l’utilisation qu’ils veulent faire de cette loi.

« C’est une loi liberticide. Ce que vous mettez en place est une loi qui va pratiquer un arbitraire et donner la possibilité à de grands opérateurs d’organiser une censure quasi immédiate sur la base d’un signalement, qui sera extrêmement vague. »

Cette loi aura un éventail extrêmement large de possibilités d’interventions pour censurer des propos haineux, mais aussi des opinions critiques envers la politique que le gouvernement mène !

« Au lieu de dépister massivement et d’offrir des masques gratuits comme nous vous le demandons vous mettez en place une censure massive !

Cette loi organise une censure sur un fond d’arbitraire et efface le rôle du juge judiciaire au profit de la police, ce qui est préoccupant. Enfin, elle piétine la séparation des pouvoirs !